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QUE S’EST-IL PASSÉ CET ÉTÉ DANS NOS LOCALITÉS ?

 

1. Une catastrophe qui se poursuit : « la pyrale du buis »

A cinq ans d’intervalle, les deux photos du buis du cimetière de St Gervais-sur-Roubion ci-dessous montrent l’ampleur des dégâts causés par la pyrale du buis. Lors du "Troc aux plantes" du dimanche 08 novembre 2015, Christian Lanthelme, Consultant espaces verts, a attiré l’attention et il a lancé un cri d’alarme : "Il faut réagir vite". Son appel n’aurait-il pas été entendu ? [http://www.conseils-coaching-jardinage.fr/2015/09/pyrale-du-buis/ & http://www.conseils-coaching-jardinage.fr/2015/10/traitement-pyrale-du-buis/].

Buis - Eté 2011 (Photo Philippe Jaminet)

Buis - Eté 2016 (Photo Etienne Crémille)

 

2. Une initiative qui encourage : « La route se partage »

Le sport cycliste amateur a cette particularité de ne pas nécessiter d’équipements spécifiques et onéreux tels que des centres aquatiques ou des parcs d’attraction. Il se pratique sur les routes existantes, essentiellement départementales, ainsi que dans les rues des villes et agglomérations. Il nécessite toutefois une politique d’aménagement des bords des routes ou même de routes partagées. Il n’est hélas pas fait grand-chose dans ce domaine en Drôme provençale et les cyclistes pratiquent leur sport à leurs risques et périls. L’association Montélovélo a pourtant attiré l’attention sur les concepts de circulation partagée et de sécurité justifiée pour les cyclistes. VOIR les diapositives explicatives proposées sur le site : http://montelovelo.fr/index.php/2016/03/05/un-exemple-damenagement/. Le Tour de France 2016 a été l’occasion dans les régions Bretagne et Pays de la Loire, notamment dans les départements du Morbihan, d’Ille-et-Vilaine et de la Sarthe, de conduire l’opération appelée "La Route Se Partage" destinée à un meilleur partage de la route entre cyclistes et conducteurs.

La route appartient à tous. Mais la cohabitation n’est pas toujours simple entre les véhicules motorisés et les cyclistes. Dans la confrontation, les cyclistes sont toujours les perdants. Il y eut 149 cyclistes tués et 1.516 blessés dans 4.429 accidents corporels durant l’année 2015. Si chacun respectait les règles claires du Code de la Route, nous n’en serions pas là. La Délégation à la Sécurité et à la Circulation Routières (DSCR) du Ministère de l’Intérieur met l’accent toute l’année sur un meilleur partage de la route.

L’opération "La route se partage", née en Ille-et-Vilaine, est désormais d’ampleur nationale. Son but est double pour limiter les dangers de la route, sensibiliser les conducteurs à un meilleur partage de la route avec les cyclistes et sensibiliser les cyclistes sur les bons comportements à adopter. L'une des premières actions a été la création d'un maillot cycliste portant un message important : les automobilistes doivent respecter un écartement de 1,50 m pour dépasser un vélo. Les cyclistes, quant à eux, ne doivent pas rouler à plus de deux de front.

www.securite-routiere.gouv.fr/.../LRSP%20-%20Communiqué%20presse...

Une route sans danger pour les cyclistes, oui, c’est possible !

Il a été préféré à Montélimar des animations ubuesques plutôt que des réalisations concrètes. La Ville s’est ainsi remplie de "cyclistes-guignols" sur de nombreux ronds-points. C’est désolant.

 

3. Une affirmation qui déconcerte : « Je suis ce que je suis »

Le centre-ville de Montélimar est couvert d’affiches sur l’une desquelles est écrite et signée par Ben cette affirmation : "Je suis ce que je suis". Le Musée d’Art contemporain de la Ville accueille en effet cette année, du 25 juin au 31 décembre, une exposition consacrée à Ben. Cette phrase-choc "Je suis ce que je suis" a même été mise en exergue sur le plateau du Tour de France lors du départ de la 14ème étape qui a conduit le samedi 16 juillet les coureurs de Montélimar à Villars-les-Dombes.

Cette affirmation de Ben n’est-elle pas un peu prétentieuse ? N’est-elle pas une phrase à l’emporte-pièce ? Qui peut en effet prétendre savoir qui il est ? La réponse réside peut-être dans une salle consacrée à l’Occitanie, intitulée : "Occitanie bouge toi", où on peut lire cette phrase : "Un individu qui se demande qui suis-je ? D’où je viens ? Quelle est ma culture ? Est-il fautif ? Est-il coupable ?"


 

Ben, alias Benjamin Vautier, né le 18 juillet 1935 à Naples, est qualifié par le milieu de l’art de pro du "merchandising", une expression qui rassemble l’ensemble des techniques et des stratégies permettant d’optimiser la rencontre du produit et du client dans un point de vente.

Masmoulin, un aquarelliste autodidacte de la métropole lilloise, écrit de Ben sur son blog du journal Le Monde qu’il est un performeur au sens de : "He’s no artist, he’s just a performer".

L’aquarelliste  précise que Ben n’a jamais cessé de répéter : « Si j’ai réussi, c’est parce que j’ai copié les autres », définissant lui-même son art comme un « art d’appropriation », déclarant même carrément : « Je cherche systématiquement à signer tout ce qui ne l’a pas été. Je crois que l’art est dans l’intention et qu’il suffit de signer. Je signe donc : les trous, les boîtes mystères, les coups de pied, Dieu, les poules, etc… »

L’exposition du musée donne à regarder ce qu’il a écrit à tout va, "des multitudes de phrases, de citations, de  mots rédigés, souvent ironiques, décalés, faussement naïfs mais sûrement provocateurs, déclinés non seulement sur la toile, mais sur des objets utilitaires, des agendas, des stylos, des sacs, qui le font connaître d’un large public."

[http://masmoulin.blog.lemonde.fr/2010/02/14/benjamin-vautier-plasticien-performeur-francais-%E2%80%93-elements-de-biographie/]

Depuis Duchamp et sa présentation d’un urinoir comme une œuvre d’art, "tout est possible" écrit ben que cet art-là a pu désenchanter et même désespérer, lui qui a d’ailleurs plus écrit sur les peuples et leur langue que sur l’art contemporain et pour lesquels il a affirmé: "pas de peuple sans sa langue ". Super !


 

                                                                                                                                                  Léon-Etienne CREMILLE le 14 septembre 2016