HOMMAGE À NOS MORTS… À NOS ÊTRES
DISPARUS,
DES ARBRES EN PLEINE VIE, CHERS À NOS
CŒURS ÉMUS
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Un
magnifique Peuplier noir au Passage des Jardins et de l’Allée du Stade, abattu en
Octobre 2015

De
beaux Peupliers d’Italie, l’un à l’entrée du chemin du Pré d’Amigue et d’autres
sur la route de Montélimar, abattus respectivement en mars 2016 et septembre
2018
La
guerre contre les arbres est menée depuis longtemps, depuis l’aube de
l’humanité. Elle se développe toutefois d’une façon plus effrénée depuis plus d’une
décennie. Il y a les déforestations massives, destructrices pour le climat,
dans le but de planter des palmiers à huile ou de semer du soja, les abattages de
Ramières pour fournir des centrales bois-énergie. Il y a aussi beaucoup d’actes gratuits dus à
une méconnaissance de l’immense rôle des arbres dans la symphonie de la Vie. Ainsi,
tout arbre qui présente un petit souci, une branche qui tombe, est aussitôt soumis
aux tronçonneuses et coupé à la souche.
Qu’ont-ils
donc dans leur tête ceux qui s’adonnent à de telles pratiques destructrices qui
altèrent la qualité du paysage et la stabilité du climat ? Seraient-ils
court-termistes, arbori-sceptiques, pour ne pas voir plus loin que leur action
immédiate et irréversible ? N’auraient-ils jamais
entendu parler du réchauffement climatique ? Auraient-ils déjà oublié les récentes
périodes de chaleur intense et auraient-ils envie de rôtir sous l’effet de
canicules de plus en plus fréquentes et intenses ? Seraient-ils atteints d’une
affection de plus en plus répandue, la "dissonance cognitive", un
processus psychique inconscient qui aboutit au refoulement de réalités
déplaisantes "qu’on n’a pas envie de voir" ?
Le Collectif AGIRR (Arboristes Grimpeurs pour des
Interventions Respectueuses et Raisonnées Corrèze) travaille depuis plus
de 15 ans sur les bonnes pratiques de taille, raisonnées, pérennes et
respectueuses de l'arbre. En contremesure de l’abattage et de l’amputation des
arbres actuellement en cours le long des chemins départementaux pour le passage
de la fibre optique et la protection des routes, il informe qu’il suffit juste
d’enlever le bois mort et les 2 branches basses (ci-dessous : deux photos
illustratrices).

En ce mois, Anise Koltz nous
invite à une méditation poétique sur sa destinée en arbre :
« À
ma mort / Je dormirai sous terre / Avec toi / Comme une semence
prête à éclore // Mon corps est un lieu / Où rien ne meurt // Je
me transformerai / En arbre / Pour ombrager ton sommeil »
Léon-Etienne CREMILLE le 2 novembre 2018
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