AU 21ème SIÈCLE, L’ENFANT NAÎT POSSIBLEMENT SANS BRAS,
SANS MAINS CONSTAT TRAGIQUE AU MOMENT DE NOËL QUI CÉLÈBRE L’ENFANT DIVIN
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"Cours
camarade, le vieux monde est derrière toi."
Derrière l’utopie de ce slogan de
mai 1968, se dissimule l’une des grandes secousses de l'histoire, de celles que
l'on mesure après coup et qui laissent des fissures un peu partout (L’Express –
30 avril 2008). Hélas ! 50 ans après cet évènement qui aurait pu être
salutaire, le vieux monde est toujours là, arrogant, violent (de violentia : abus de la force),
machiste et phallocrate, arbori- et climato-sceptique. Les gens de ce monde-là estiment
avoir toujours raison, prétendent avoir seuls la vérité, ne consultent ni
n’écoutent personne, agissent dans le double mépris du peuple humain et du
monde vivant.
Ne voient-ils donc pas que les conditions sociales se sont dégradées,
que la Planète est parsemée de produits toxiques, que les enfants, les
adolescents et les femmes sont abîmés, violés, voire assassinés, que les arbres
et les forêts sont dévastés, que les animaux sont éradiqués, que l’air, les
sols, les eaux, les océans et les mers sont pollués, que le climat est déréglé,
que l’avenir des humains est gravement menacé ? Va comprendre…

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Une petite fille née sans bras se nourrit
elle-même en levant son pied jusque vers sa bouche…
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Le renard est classé parmi les espèces
nuisibles, comme la belette, la fouine, la martre, le putois…
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"Il est extravagant de voir avec quel acharnement nos sociétés
industrielles s’appliquent à rendre inhabitable une Terre qui, à l’échelle de
l’univers, est un miracle. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : une civilisation
en guerre contre le Vivant. Ses armes portent des noms anodins, presque
désirables : produits pour la bonne santé des plantes, croissance
économique, innovation, transition énergétique faite de métaux rares… Autrement
dit, empoisonnement massif, servitude technologique, irradiation ionisante, non
ionisante…" (Frédéric
Wolff – Planète sans Visa - 3 novembre 2018).
"Ce qui nous
caractérise vraiment c’est que nous sommes la seule espèce vivante dont les
membres ne sont pas d'accord entre eux sur quelle organisation sociale adopter
tous ensemble." (Anémone - Demokratia).
Les déclarations solennelles et
les actions actuelles pour la mise en œuvre de la transition écologique, la
transition énergétique et la transition numérique, ne sont que des expédients trompeurs
propres à sauvegarder les systèmes actuels mortifères, tous aggravés et
favorisés par la mondialisation. Les inégalités sociales entre les groupes
humains ne se sont pas atténuées depuis 40 ans mais sont bien au contraire devenues
de plus en plus criantes. Des riches prolifèrent, défiscalisés, décervelés et coupés
de la Vie dont ils dépendent pourtant complètement. Ils constituent une niche odieusement
insultante.
"Un
autre monde est possible"
Le mouvement altermondialiste regroupe des associations et personnes
opposées à la mondialisation néo-libérale avec le slogan "Un autre monde
est possible". Il a connu une nette visibilité médiatique lors des
manifestations de 1999 à Seatle là où se tenait un somment de l’OMC (Organisation
Mondiale du Commerce). Ses membres considèrent que la mondialisation par le
marché ne profite pas équitablement à tous et n'est donc pas synonyme de
progrès humain. Des Forums sociaux sont organisés dont les premiers se sont
tenus à Porto Alegre au Brésil en 2001 et 2002. L’association Attac et le
syndicat Confédération paysanne font partie de ce mouvement social pour lequel la
lutte contre le réchauffement climatique et le développement durable ont
progressivement pris de l’importance.
"Un an après les Paradise
Papers, aucune mesure n’a été adoptée par le gouvernement d’Emmanuel Macron
pour enrayer l’évasion fiscale des multinationales. Comme une provocation,
Apple ouvre une boutique fastueuse à coté de McDonald’s ou HSBC sur les
Champs-Elysées, l’avenue des évadés fiscaux avec des dizaines de boutiques de
multinationales prêtes à tout pour ne pas payer leur juste part d’impôt. Cela
renforce le sentiment d’injustice fiscale et alimente la colère sociale
exprimée par le mouvement des gilets jaunes." (Aurélie Trouvé - porte-parole d’Attac France – 18
novembre 2018).
Une double prise de conscience peut
être mise en concordance dans ce contexte, l’aliénation des femmes par les
hommes et l’extinction des espèces vivantes par la partie masculine de l’espèce
humaine. Ces deux évènements se trouvent significativement synchronisés et
méritent d’en rechercher les causes dans la logique patriarcale millénaire
faite de compétition, domination, guerre, invasion…
Les solutions à l’impasse
actuelle nécessitent de passer par un double mouvement. L’être humain masculin
doit en finir avec sa hargne et s’engager dans une transformation intérieure profonde
par un travail de développement personnel. Il pourra retrouver l’humilité
immanente et la coopération constante de toutes les espèces vivantes au sein de
la nature. L’être humain féminin doit accéder
à un complet développement de son potentiel et à une existence à part
entière. Annie Leclerc, figure majeure du féminisme de l’après mai 68, a écrit
et publié "Parole de femme",
un livre dont le contenu se trouve être d’une confondante actualité comme en
témoigne un résumé de sa présentation :
Ce
texte d'un nouveau féminisme échappe à la seule récrimination. Il est un défi jeté
à la face d'une arrogance virile encore inébranlée. Il est un appel vibrant à
la participation effective des femmes aux affaires du monde. Cette parole de
femme, lancée comme une promesse en 1974, rééditée en 2001, est aujourd'hui
d'une actualité renouvelée. Car ce monde d’hommes, régi par la soif de profit
et de conquête, a plus que jamais besoin des femmes, de leurs forces propres
accumulées dans l'ombre pendant des siècles de besogne et de discrétion, forces
d'intelligence, de résistance, de bon sens, de générosité et d'attachement indéfectible
à la Vie. Cette parole de femme n'a pas dit son dernier mot.
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Annie Leclerc (photo ci-jointe) laisse
entendre dans Parole de femme que le féminisme est une idée d'origine masculine qui
renie la féminité elle-même, que la dévalorisation des tâches ménagères dévolues aux
femmes au profit du travail
viril, utile à la société,
est le produit d'une société phallocratique. Elle en conclut que la lutte des
féministes pour s'emparer des positions sociales des hommes relève in fine d'une survalorisation
stérile de ce statut social qui ne peut profiter qu'à l'homme et qui se fait
au détriment de l'idée que la femme peut se faire d'elle-même. Briguer à
toute force le même statut que l'homme aboutit à se rendre méprisable à ses propres
yeux.
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Inspirante, sa phrase !
: "Je ne vis que d'épouser la
terre, que d'acquiescer à la jouissance du vivre".
Léon-Etienne CREMILLE le 8
décembre 2018 |
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