De plus en plus
d’avions, de plus en plus gros, et de plus en plus de passagers,
De plus en plus d’aéroports projetés, à Nantes, à Valence, ailleurs,
Des destinations lointaines, aménagées pour ignorer et exploiter les
habitants,
De plus en plus de voitures, de plus en plus de gros 4x4 inutiles,
Dans le centre des villes et dans les chemins des forêts, au milieu des
alpages,
De plus en plus d’autoroutes, de voies urbaines, de contournements,
De Bordeaux à Pau, de St Etienne à Lyon, d’ailleurs à ailleurs,
De plus en plus d’objets de plus en plus inutiles et immanquablement
jetables,
De plus en plus de tout, de façon illimitée, ILLIMITEE.
C’est ça ! La
croissance dont ILS nous abreuvent,
La croissance économique dont ILS veulent tous,
Un système qui LES enrichit, les déjà trop riches,
Un système destructeur que l’on gobe trop goulûment.
Et l’on oublie que LEURS petits calculs égoïstes nous amenuisent,
Nous disloquent, nous appauvrissent, nous détruisent,
Tous et partout, ici, et ailleurs encore plus qu’ici.
Et l’on oublie
que la Nature et la Vie existent depuis des millions d’années,
Que la Nature n’est ni notre esclave ni notre domestique, n’est pas à
vendre,
Que le Monde a su durer indéfiniment mais n’est pas infini, qu’il a des
limites,
Que la Terre est mise en pièces depuis 150 ans par l’espèce humaine
insensée,
Par nos intelligences désastreusement bornées,
Que la Terre est patiente mais dotée de capacités de réactions si fortes
Que notre génération, la suivante ou celle d’après, mais pas beaucoup
plus loin,
Va le prendre en plein visage "le mur écologique" qui se dresse là tout
près,
C’est pour quand la collision ? C’est pour quand notre disparition ?
Mais on a réagi
me dites-vous ? Oui ! ILS ont réagi, les adeptes du système,
ILS ont fait le "Grenelle de l’Environnement", rappelez-vous !
C’était quand ça ?... Il y a trois mois ?... Il y a une éternité, à vrai
dire !
Qu’a-t-il
été dit à l’époque ? On a perçu des envolées lyriques et restrictives,
Et que
fait-on de concret depuis, pour inventer un autre rapport à la Nature ?
On vend des
avions, des missiles, des armes, des centrales nucléaires,
Pas pour la Planète ! Pour LEUR inconditionnelle croissance économique,
Pour notre perte assurément.
2008, la presque dernière fois que l’on se souhaite la BONNE ANNEE ?
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